Quand la crise continue d’occuper la une des magazines, à mon tour, je cède à la tentation d’en parler!

Et j’ose dire que la crise a ses vertus. Au contact de dirigeants en tant que conseil, à l’écoute de leurs états d’âme d’entrepreneurs, leurs interrogations sur les moyens de faire face aux enjeux d’un marché bouleversé par les soubresauts de la bourse et des crises de solvabilité étatiques à répétition, je suis frappée de constater que la crise donne aussi l’occasion d’entreprendre des changements salutaires et d’oser emprunter des chemins nouveaux.

Deux exemples simples.

-Quand la crise arrive, la question des forces en présence pour y faire face se pose souvent. Entreprendre alors une mission de réflexion stratégique sur les opportunités à saisir, les faiblesses du business model, les besoins nouveaux qui émergent, permet de reprendre la main sur un destin que la crise ambiante semble nous imposer. Interroger à l’occasion ses clients fidèles pour mieux connaître leurs attentes, prendre leur pouls, identifier les défis auxquels ils font face pour y répondre avec eux, est particulièrement instructif. Au passage, il permet d’engranger les feed back positifs, ce qui est très ressourçant dans un tel contexte.

– Au niveau interne, les crises sont aussi parfois synonymes de crispation, de tensions, de stress, parce que la pression augmente et que les craintes de voir sa fonction évoluer augmentent en proportion de l’importance de l’impact de l’environnement sur la santé financière de l’entreprise. Là encore, ces périodes permettent à certaines individualités de se révéler et à l’entreprise de progresser avec ces talents qui émergent d’une situation difficile.

Cela ne veut pas dire que le parcours soit simple… mais il mérite parfois d’être emprunté pour que les entrepreneurs puisent dans leurs ressources et les combinent différemment avec la perspective d’une alchimie… positive et constructive!