Quand on travaille dans l’univers des fusions-acquisitions, on est toujours à la recherche d’indicateurs nous permettant de savoir si les sociétés-cibles sont de “bonne qualité“. Quand on cherche à acheter une société, il est important de savoir si les actionnaires de la cible sont potentiellement vendeurs, et si l’entreprise présente suffisamment d’intérêt pour initier une démarche, notamment si elle est profitable, si les synergies avec l’acquéreur sont tangibles, si la base client est solide… Dans le cas d’une cession, les critères d’attractivité de la société sont déterminants pour obtenir un bon prix, après avoir bien validé que les actionnaires sont prêts à vendre leur participation. Inscrite à différents forums sur les réseaux sociaux spécialisés en M&A, je suis surprise de voir que ces forums (souvent fermés) sont aujourd’hui un relais d’information qualifié pertinent.

Très récemment, le site de Teten, une banque d’investissement américaine spécialisée dans la recherche de nouveaux types d’investissement, se faisait l’écho de cette utilisation croissante d’internet au profit de la démarche d’investissement.

A l’heure du développement des médias sociaux, il est intéressant de voir que les investisseurs et intervenants en fusions-acquisitions utilisent eux aussi le média Internet, notamment dans les pays anglo-saxons, pour alimenter leur “pipeline” et trouver des cibles!
La clé du succès étant le deal flow (ou encore l’abondance d’opportunités), tous les moyens permettant d’alimenter ce dernier est utile, sous réserve qu’il soit pertinent et qualifié.

Quelques statistiques permettent de comprendre le fonctionnement du métier d’investisseurs : En moyenne, un investisseur qualifié étudie 80 dossiers pour finaliser une opération… Sur ces 80 dossiers, 20 seront retenus pour une étude approfondie donnant lieu à des rencontres avec le management et les actionnaires. 4 feront l’objet de lettre d’intention et de démarrage de négociations, 3 de due-diligences approfondies, pour finalement un closing (concrétisation de l’investissement) !
Dans un environnement où la compétition entre investisseurs, qu’ils opèrent au sein de fonds d’investissement ou en direct (entreprises ou personnes physiques),  l’accès à l’information qualifiée sur des sociétés pouvant faire l’objet d’opérations de haut de bilan est donc crucial !

Dans ce contexte, qu’apportent les réseaux sociaux :
–    des espaces ou « groupes » professionnels, au sein desquels des informations peuvent s’échanger
–    l’accès à des informations partagées par un petit nombre d’intervenants se connaissant et obéissants aux mêmes règles déontologiques
–    une rapidité de circulation de l’information
–    des pistes d’investigation sur le marché local mais aussi international.

Les réseaux bien maîtrisés ouvrent donc des voies nouvelles d’exercice de nos métiers, inspirées du principe ancestral selon lequel « le réseau, quand il est bien utilisé, permet d’aller plus vite et plus efficacement là où l’on souhaite » !
Si vous avez des expériences à partager sur l’utilisation du WEB et des médias sociaux dans le métier d’investisseur, je serais ravie de vous  lire